Vincent Peillon a présidé hier et aujourd'hui le Conseil Supérieur de l'Education, qu'il a ouvert, et auquel il s'est prêté au jeu des questions-réponses avec les représentants de la communauté éducative.

Rappelez vous ... la constitution d'un front du refus (Snes, Snalc, Fo, CGT, Sud), le "banco" des syndicats réformistes (Unsa et Sgen, mais aussi en grande partie le Snuipp) et des association partenaires de l'école, de la FCPE, etc.

Rappelez vous : les communiqués alarmistes du Snes, l'appel à la grève à Lille, les craintes sur rien moins que la destruction de l'école publique. Le rejet absolu du socle et de tout ce qu'il peut représenter, le rejet de la réforme des cycles, accusée de tous les maux, et en premier lieu de la struction des statuts des enseignants.

 

Résultat du vote (Source : Antoine Tresgots, représentant des enseignants au CSE pour les résultats, sources syndicales diverses pour les positionnements) : 

- Pour : 41 (UNSA, CFDT, SNALC, FCPE, UNL, Ligue de l'enseignement, UNEF)

- Abstention : 16 (FSU, PEEP)

- Contre : 9 (SUD, FO, CGT, MEDEF).

 

Nous apprécierons à sa juste valeur l'honnêteté de la FSU, qui a respecté ses divergences internes ... et l'amusante re-composition du "front du non". Au passage, je note que le MEDEF a voté contre un projet qui comprend le maintien d'un Socle commun décrit comme une forme d'entrisme libéral dans l'école. Il serait temps d'arrêter de raconter n'importe quoi à propos du Socle et de l'évaluation par compétences, non ?

 

Vincent Peillon a réussi son pari. Il a emporté l'adhésion du CSE malgré les tensions perceptibles avec certains syndicats, et notamment le Snes. Promettre l'ouverture de négociations salariales avant le vote était peut-être une bonne stratégie ?

En tout état de cause, il va aller devant le Parlement avec une forte légitimité. Chapeau l'artiste.

 

Refonder l'école : Maintenant, on s'y met réellement tous ?